Nos amies nous parlent du COVID 19

Pendant le confinement, l'atelier d'écriture reprend à distance sur un thème au combien d'actualité.

Sophie et Mado nous livrent deux contes mi joyeux mi sérieux.

D'autres suivront peut-être selon l'inspiration de nos écrivains...

Toujours plus vite, toujours plus loin, plus haut ! Le Monde était lancé dans une course folle.

Quelques sages élevaient la voix pour mettre en garde, mais dans le brouhaha des affaires, bourse, ventes, achats, plaisirs, nul ne les écoutait. Et personne n’entendait la plainte des laissés pour compte …

Comme une locomotive, lancée à fond, roulant de plus en plus vite, ainsi courait le monde, droit dans le mur !

On redoutait quand même une catastrophe écologique : fonte totale des glaces, terres submergées par les eaux, séismes, mais sans agir en conséquence, comme si le monde était impuissant pour mettre un frein.

C’est un tout petit « machin » , invisible à l’oeil nu qui a stoppé la machine ! Voyageur, cruel il a adopté la notion de mondialisation : il frappe partout : frontières, races, âges, rien ne l’arrête.

Pour se préserver nous sommes obligés de rester chez nous, de ne plus rencontrer l’autre pour ne pas donner ou recevoir ce terrible virus.

Mais des hommes et des femmes se battent contre lui ; une armée pacifique, mais héroïque qui ne ménage ni sa peine n ni son temps.

Médecins infirmiers, aide- soignants, ils luttent de tout leur cœur, de toutes leurs forces et ils vaincront ! et nous ne leur serons jamais assez reconnaissants

ce sont les SOIGNANTS !

                                                                                                                  Madou

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atelier alimentation

PETIT CONTE

 

Il était une fois une petite bête invisible, véloce et très méchante. Elle avait décidé d’aller se promener de par le monde pour découvrir toutes les sortes de populations qui le composaient.

 

Toute jaune au début de son expédition, elle prit l’avion et le bateau, se posa en Italie où les mœurs méditerranéennes lui permirent de connaître beaucoup de monde, des jeunes, des vieux, des très vieux et des encore plus vieux.

 

C’était une petite bête invisible qui se lassait très vite de ses fréquentations, et dès qu’elle le pouvait, elle fuyait pour rencontrer de nouvelles personnes qui l’accueillaient en toute innocence et en toute inconscience.

 

Une grande chasse à courre mondiale s’est organisée pour localiser cette maudite bestiole qui, telle le furet, continuait à cavaler, et les chasseurs tournant la tête dans tous les sens la repérait, voulait la frapper, mais elle se sauvait et continuait ses ravages.

Face à elle, il y avait les chasseurs, mais aussi des personnes formidables qui venaient au secours des personnes qu’elle avait foudroyées : les soignants.

Bien sûr, ils n’étaient pas assez nombreux, n’avaient que deux mains, deux jambes et souvent pas assez de protections pour rivaliser avec la petite bête invisible. Ils faisaient l’admiration de tous qui saluaient leur courage, leur engagement, leur ténacité.

 

Les soignants étaient très touchés de cette reconnaissance mais psalmodiaient à ceux-là mêmes qui les honoraient : puisque notre ennemi à tous est invisible, une seule solution ne sortez pas de chez vous et surtout n’ouvrez plus votre bouche pour nous louer, des applaudissements - chacun chez soi - nous réconfortent, mais méfiez-vous des tentations du dehors, car dans chaque sollicitation extérieure, la petite bête couronnée est là qui vous guette !

 

Merci à vous les soignants qui, en dépit des risques, prenez soin de tous et même des inconscients qui ne vous respectent pas.

                                                                                                             Sophie

Aiguilles de7 à 77 ans

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En 1955, Odette Laure chantait « moi je tricote, je suis idiote »… sans doute pour la rime. En 2019, ce ne serait plus possible, comme le démontre une très jolie et originale expérience menée en coopération avec l’Ecole Jomard (Paris 19ème), le Carrefour des Solidarités (grâce à nos valeureuses bénévoles tricoteuses Annick, Halina et Georgette) et Frédéric Sonnier, le psychologue à l’origine de cette aventure.

Ce projet a été initié et soutenu, par les inspecteurs de l’Education Nationale de la circonscription Mme Goubier et Mr Boulanger.

L’idée de cette expérimentation a émergé d’un double constat : celui des difficultés attentionnelles et de la distractibilité des élèves et celui du fait qu’une activité manuelle à l’école peut avoir des effets d’apaisement sur les enfants et le climat de la classe.

L’hypothèse selon laquelle le travail manuel comme le tricot pouvait avoir un impact sur la sphère cognitive et donc sur les performances scolaires fait l’objet d’études dans le cadre d’une thèse de doctorat. L’idée soutenue est que faire faire du tricot aux élèves avant une activité cognitive induirait un apaisement de leur état émotionnel et ainsi optimiserait leurs capacités attentionnelles ultérieures.

De fil en aiguille (!), plusieurs ateliers ont été montés en coopération avec nos tricoteuses du Carrefour et les institutrices de primaire de l’Ecole Jomard, Mesdames Gompertz et Marin.

L’expérimentation en cours montre des bénéficies sur l’attention et la concentration des élèves, sur leurs performances scolaires, sur leur état émotionnel et le climat de la classe. Les élèves sont en demande et les enseignantes les trouvent plus disponibles pour les apprentissages. Le retour des familles est également positif. Nous avons relevé le témoignage de parents d’une élève relevant d’un trouble de l’attention avec hyperactivité qui voient leur enfant tricoter à la maison de manière spontanée et constatent un apaisement de son état d’agitation.

Plusieurs bénéfices inattendus de ces ateliers : le tricot est devenu une activité adoptée aussi bien par les filles que les garçons.

Les objets tricotés servent de décorations, notamment pour le sapin de Noël de l’école mais se retrouvent aussi dans la cour de l’établissement.

Les liens intergénérationnels tissés (pour ne pas dire tricotés !) avec les dames du Carrefour donnent lieu à des échanges riches : par exemple, elles ont apporté aux enfants leurs photos de classe en commentant les différences : les blouses des écolières, les locaux sévères…

 

Tout le monde semble gagnant dans cette aventure : les institutrices face à des élèves apaisés et concentrés, les enfants conscients des bienfaits sur leurs apprentissages, et les personnes plus âgées ravies de transmettre leur savoir à un public qu’elles n’ont pas souvent l’occasion de côtoyer.

 

Bref, ne disons plus je tricote et je suis idiote, mais plutôt le tricot aide à devenir plus savant !

La Mairie du 19e a lancé en septembre 2014 l'opération Ciné Séniors afin de rendre la culture accessible à toutes et tous.

Des séances de cinéma sont proposées gratuitement chaque mois aux seniors de l'arrondissement, au cinéma CGR Paris Lilas.

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Dans le cadre du dispositif de la Ville de Paris, les adhérents du Carrefour des Solidarités se rendent une fois par mois au cinéma CGR de la Porte des Lilas, gratuitement.
Aller prendre les personnes à mobilité réduite au Carrefour des Solidarités, ou à leur domicile, c'est la mission de notre bénévole, Patrice, qui assure la logistique de l'événement avec le Master de la Fondation Maison des Champs.

D'autres bénéficiaires se déplacent par leurs propres moyens e nous rejoignent au cinéma

On se retrouve dans le hall du cinéma GCR et on se rend dans la salle tous ensemble. Les plus vaillants aident les plus fragiles.

Bon film!